31 juillet 2006

Colombani contredit "Le Monde"

Alors que "Le Monde" s'est particulièrement illustré par son parti pris anti-israélien depuis plusieurs années et singulièrement depuis l'agression du Hezbollah le 12 juillet dernier contre Israël, je veux saluer le dernier éditorial de Jean-Marie Colombani (Le Monde daté du 01.08.06) : non que je sois d'accord avec l'ensemble du propos, loin s'en faut, mais du fait qu'il contient un certain nombres de vérités dont il serait souhaitable qu'elles soient considérées par l'opinion en général et... par le journal "Le Monde" en particulier. Je voudrais ici insister sur ces aspects, plutôt que sur les parties à mon sens contestables.

Colombani écrit ainsi que la situation internationale "devrait conduire, malgré le drame de Cana, à plus de retenue dans la condamnation quasi unanime d'Israël par les opinions publiques européennes"

Et Colombani de préciser : " en laissant l'Iran et la Syrie installer, via le Hezbollah, de douze mille à dix-sept mille missiles, le Liban a placé Israël à la portée de l'Iran. Pas de n'importe quel Iran : il s'agit de celui d'Ahmadinedjad, dont les propos sur l'existence de l'Etat d'Israël sont sans ambiguïté. Il ne peut donc y avoir aucun doute sur la réalité de la menace qui pèse sur l'Etat juif. C'est pourquoi, de l'Europe à l'Arabie saoudite, en passant par Washington et Le Caire, la plupart des gouvernements ont souhaité le succès de l'offensive israélienne contre le Hezbollah."

Et encore : "Israël, plus que jamais, doit être garanti par ceux-là mêmes, Européens et Américains, qui sont visés à travers lui."


Et finalement cette remarque curieusement formulée :"Le reproche fait à Israël est d'être coupable d'une réaction "disproportionnée" : le problème est qu'Israël doit sa survie en partie à sa capacité à réagir de façon disproportionnée".

Ne revenons pas sur la part prise par le journal dirigé par Colombani dans ces accusations. Mais puisqu'est reconnue qu'Israël doit sa survie à des réactions qualifiées de "disproportionnées", pourquoi continuer à les qualifier de la sorte ?

C'est d'autant moins justifié que les destructions réllement provoquées par Israël, aussi terribles soient-elles, sont considérablement grossies par nos medias, dans le même temps où l'on oublie pratiquement les centaines de milliers de morts du Darfour.

Saluons en tout cas le fait que, face aux enjeux considérables dont il s'agit, Colombani aura, avec les morceaux cités de cet éditorial, évité un déshonneur dont il reste à vérifier, au quotidien, qu'il ne sera pas celui de son propre journal (ce qui pourrait dépendre des aspects de cet éditorial qui en seront retenus).

1 Comments:

At 31/7/06, Anonymous michaud said...

excellent

 

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