14 juin 2007

A qui la faute ? à Israël, bien sûr !

A propos du "coup de non-Etat" par les islamistes à Gaza.

Dans le Monde daté de demain (15 juin 2007), Pessin propose un dessin intitulé "Crimes de guerre" (en référence aux crimes de guerres commis par des palestiniens contre des palestiniens) : des militants pro-palestiniens proposent "une grande manif de solidarité avec le peuple palestinien", et l'un des personnages de demander : "contre qui ?".

Dessin très ironique, et pourtant... et pourtant le journal du soir donne sans hésiter sa réponse à la question du personnage de Pessin, dans l'éditorial imprimé à quelques centimètres à gauche du dit dessin, je cite la dernière phrase de l'édito en question : "Cinq ans après [un discours de Bush], presque jour pour jour, les Palestiniens paient au prix fort, à Gaza et dans les autres territoires d'une Palestine déchirée, la politique d'Israël, des Etats-Unis et de la diplomatie internationale".

Dans le même ordre d'idée, ce midi, dans le journal de 13h sur France-Inter, l'une des toutes premières questions du journaliste au spécialiste invité consiste à s'interroger sur la responsabilité d'Israël dans les événements actuels à Gaza. Le spécialiste en question pointera en particulier la mise en quarantaine d'Arafat à Ramallah, sans rappeler qu'Arafat aura été, jusqu'au bout, l'un des plus grands terroristes qui fût, commanditaire directe de nombre d'attentats contre les civils israéliens (Le dossier Arafat, Calvo & Calvo, Albin Michel, 2004).

Selon ces journalistes, ce qui se passe à Gaza aujourd'hui, ce "coup de non-Etat" si l'on peut dire, n'est en rien la conséquence de l'idéologie des "frères", à commencer par le "modéré" Haniyé, ce n'est pas non plus la conséquence de choix faits à Damas et à Téhéran (qui ne sont même pas cités dans l'article) non, la responsabilité première en revient à Israël. Puis aux Etats-Unis. Quant à la plutôt nébuleuse "diplomatie internationale", un peu tout le monde et donc un peu personne, elle fait référence au rapport de de Soto, envoyé spécial de l'ONU au Proche-Orient depuis deux ans, qui regrette que l'ONU ait fait preuve à l'égard d'Israël d'une "extrême considération, presque de la tendresse".

Ce que la communauté internationale donne à Israël depuis des années, c'est donc de la tendresse. Si c'est cela la tendresse, on a tout à redouter de ce que sera la rudesse ...

En attendant, grâce au Monde, on a déjà les mots d'ordre pour une grande manifestation laïque de soutien aux Palestiniens victimes de leurs islamistes : "à bas Israël, à bas les USA, à bas la tendresse !"

Anatole

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